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Ben Ricour ou la force tranquille.

J'ai rencontré Ben Ricour, en terrasse d'un café dans le 20ème arrondissement de Paris. Le jeune homme est charmant et répond avec le sourire à mes questions. La voix rauque, ce musicien métissé se livre avec beaucoup d'humour et de passion. Ben sera en concert, le 10 mai à la Flèche d'or. Venez nombreux.

Watmil-the-Mag : Votre EP sort bientôt, comment le sentez-vous ?

Ben Ricour : Je ne sais pas comment les gens vont le prendre mais moi en tout cas je le sens bien. On va dire que je me suis absenté une grosse année alors je ne sais pas comment va être la réaction des gens, ou du moins pas encore. C'est toujours difficile de savoir mais ce que je sais c'est que je suis très content de ce qu'il y a dedans.

W-the-M : Pourquoi un EP maintenant et pas attendre un album complet ?

B R : Parce qu'en fait tout simplement, je voulais être là au printemps. Car c'est un CD plutôt souriant, rythmé, métissé donc j'avais envie de faire partie de cette lumière du printemps afin d'annoncer l'album en octobre. Moi je suis content car il s'est fait dans des conditions totalement indépendantes et ça ça me ravie et je suis content du résultat de ce qu'on a pu faire en se débrouillant nous même avec nos petites mains et nos cerveaux.

W-the-M : Qui dit indépendant dit plus petit moyen, non ?

B R : Plus petits moyens oui mais en même temps, je crois que, pour un artiste on sait que le meilleur allier c'est le temps : le temps de le faire, le temps de faire des musiques, qui arrivent à maturité et puis après c'est ce que tu mets dedans et surtout les gens avec qui tu travailles. Les machines ça reste des machines. Donc oui moins de moyen mais cet EP, il sonne. Je ne pense pas que les gens fassent attention à ça.
Moi j'ai mis tout ce que j'avais à mettre dedans et puis ce n'est qu'un début puisqu'on va aller sur l'album.

W-the-M : Et il est fini ou pas encore ?

B R : Non on va le terminer à la fin du mois de juin.

W-the-M : Pourquoi avoir voulu faire un EP et album indépendamment ? Vous vous sentiez brimé ?

B R : Non non moi j'ai toujours pu, bien heureusement, m'exprimer comme je le voulais sur chacun de mes albums. Mais avant j'étais dans cet espèce de système des majors donc y a un moment ils m'ont rendu mon contrat après le 2ème album et à ce moment là je l'ai pas pris trop mal, enfin...

W-the-M : Donc en fait vous avez été, en quelque, sorte viré ?

B R : Ouais. Mais voilà ça a été fait de manière un peu hypocrite parce qu'au départ ils m'avaient annoncé « Ben, on va être avec toi pour ce 3ème album » et en fait rien. Mais on sait qu'avec la crise du disque qu'on connait depuis longtemps Warner a voulu faire un peu le ménage pour garder les gros vendeurs et je n'étais pas encore un gros vendeur de disques.

W-the-M : Que s'est il passé après cette fin de contrat ?

B R: Après ça je me suis dit que j'avais déjà des chansons dans les mains et j'avais vraiment envie de continuer ce travail là que j'avais commencé à faire et je me suis je vais faire mon 3ème album tout seul. A la suite de ça, j'ai monté une équipe mais de gens que je connais dont mon bassiste Phil Villard, qui habite dans la même rue que moi. Il possède un petit studio et on a commencé à bricoler des choses ensemble et la bonne nouvelle c'est que ça sonnait. Ensuite on s'est dit on avance comme ça et on fait notre disque. On ne va pas attendre les maisons de disques pour exister.
De fil en aiguille, j'ai un pote, un geek sur internet qui est venu se mêler à ça. Maintenant on a monté une petite équipe, on est 6 et on avance. C'est plus gratifiant. On est responsable de ce qu'on fait. On ne peut pas remettre ça sur le dos des maisons de disque.
Avant de Warner où j'ai fait deux albums, j'ai fait un tour chez EMI mais avant tout ça j'étais complètement indépendant. On avait fait des cds auto produits à l'époque avec mon groupe Arturo et on les vendait pendant les concerts. Finalement, je reviens un peu à mes bases et avec les moyens d'aujourd'hui. Internet n'existait pas à l'époque et puis aujourd'hui on a le matériel pour enregistrer des trucs moins coûteux donc quelque part c'est être indépendant en 2011 et pour l'instant je suis content.

W-the-M : Vous vous êtes moins senti soutenu sur votre 2ème album ?

B R : Il y a toujours ce passage du 2ème album qui est toujours un peu mystérieux et difficile. Le 2ème album a été un peu la désillusion. Le 1er c'était « waouh », des trucs qu'on aurait jamais pu faire si on était indépendant et le 2ème, on connait un peu les filons de comment ça marche et on s'aperçoit que c'est plein d'histoire de business et ça tâche un peu la belle histoire qu'est la musique.

W-the-M : Dans le 5 titres, il y a un duo avec Oxmo d'où est venue cette envie ?

B R : Avec Oxmo, on se connait depuis 2006. On s'est connu en écrivant une chanson ensemble sans trop se connaître d'ailleurs. C'était à un séminaire d'écriture et donc on a écrit cette bonne chanson qui s'appelle « Vivons la paix » qui a atterrit dans les mains de Florent Pagny. Avec Oxmo on s'est toujours apprécié. Je le respecte énormément. Depuis cette histoire on s'est croisé soit à des fêtes soit à des lives et on a toujours voulu faire quelque chose en semble. Donc voilà, chose faite pour moi puisque c'est une de mes chansons, « La parka ».
Pour la petite info, au départ Oxmo devait faire une intervention dans le morceau « Lance Rocket » mais elle est faite d'une façon pas évidente pour s'insérer dedans donc je lui ai proposé de venir sur « La parka » et c'est ce qu'il a fait avec brio.
J'adore cette chanson et je suis super content de faire ça avec lui. C'est simplement deux potes qui font un truc ensemble et après on met ça sur un disque. C'est beau non ?

W-the-M : Quels sont vos modèles, ceux, qui vous ont donné envie de faire de la musique ?

B R : C'est très varié. Y a eu plusieurs époques. Y avait les Beatles, qui sont un peu les incontournables. Mes parents nous ont un peu mis, mes frères et moi, dedans et à ce moment là ce fut un 1er déclic.
Y aussi eu Mickael Jackson et ses jolis mocassins. J'étais petit c'était en 83. Y a eu les Cure. C'est le 1er gros groupe que j'ai vu sur scène. Je les ai vu en 1991, place de la République pour la fête de la musique et là j'ai eu une espèce de révélation. Alors je ne voulais pas forcément avoir la même coupe, ni même avoir le même rouge à lèvres (sourires) mais j'ai senti un impact très très fort à ce concert là.
Après ça a été les groupes de rock quand j'avais 14 ans. J'étais d'abord guitariste et quand on m'a mis un micro je me suis mis à chanter et je me suis dit ce sera ma voix aussi car j'écrivais déjà un peu des textes.

W-the-M : L'écriture, ça vous ai venu naturellement ?

B R : Hyper naturellement. Je pense qu'au début, j'écrivais super mal. Quand on est adolescent, on ne se rend pas compte qu'on écrit un peu sur ce qu'on est à cette époque là. C'était très simple et je m'aperçois avec le temps que j'ai gardé une écriture un peu simple par contre elle est un peu compliquée. Enfin c'est devenu compliqué de faire des choses simples c'est-à-dire que finalement je garde un style simple pour que ce soit accessible. Je reprends une forme simple au final mais je passe par des stades assez compliqués.
Ca commence par une thématique. J'ai toujours un petit carnet sur moi et un dictaphone et en fait je note une idée ou un thème que je voudrais aborder. Et puis une fois, que j'ai ce mot, ce bout de phrase, je commence à développer des idées dans ma tête et après ça commence à donner un texte au bout de quelques pages. Au bout du compte, j'essaie de synthétiser ça pour que ça fasse quelque chose d'assez clair avec un sujet un déroulement, une fin. Il faut que ça sonne, il faut que ça soit du son, du sens et si on raconte une petite histoire là-dessus, c'est super.
J'ai travaillé avec Ours, avec Oxmo et Pierre et quand on travaille ça fait des espèces de conversations et ça m'aide à avancer. J'aime bien travailler en collaboration, en duo. Je suis lent quand j'écris seul.
« El Nino », sur le 5 titres c'est la chanson où tout d'un coup t'es un peu déprimé (soucis d'argent, problème que tout le monde a)et une image simple, c'est-à-dire de voir un enfant qui coure sur une plage avec des cheveux, qui décollent comme ça, un soleil, la vue sur la mer te redonnent le sourire. Ce sont des images super simples qui peuvent vous faire oublier les soucis de la vie quotidienne. Rien qu'un soleil ça redonne le sourire aux gens et c'est tout simple et c'est ça que je voulais exprimer dans « El Nino ».

W-the-M : Comment vous décririez vous en tant qu'homme et en tant que musicien ?

B R : Pour l'homme, je dirai solaire dans le sens où j'ai besoin de lumière et j'essaie de mettre de la lumière dans ma musique. Je suis un peu en même temps solaire et lunaire d'ailleurs c'est-à-dire que je suis un peu dans ma bulle en règle générale et puis j'essaie de par la musique de m'exprimer. J'essaie de transmettre une espèce de lumière. J'ai commencé par le dessin, je dessine des chansons et j'y mets des couleurs. Sinon je reste quelqu'un de simple, d'assez accessible.
Mon grand défaut : Je suis un éternel impatient. J'aimerai que les choses aillent toujours plus vite et en fait c'est la musique qui me ramène à me dire qu'il ne faut jamais griller les étapes.
Sinon pour les qualités, je pense être quelqu'un d'assez généreux sur la scène ou dans la vie. Je suis plutôt pour le partage.
Comme musicien, je suis autodidacte. Je suis complètement dans le feeling. D'ailleurs c'est ce qui m'intéresse. C'est-à-dire que je ne suis pas quelqu'un qui va essayer d'impressionner les gens techniquement ou quoi. Je ne suis ni un chanteur ni un guitariste technique. J'aime que la musique soit au service de l'émotion et que ça soit toujours quelque chose d'assez pur. Sinon ça ne m'intéresse pas. Je ne suis pas dans le préfabriqué. Je pense que j'étais un mauvais élève de maison de disque. Je ne suis pas très malléable. J'aurai jamais accepté qu'on mette 3 - 4 chansons qu'on m'aurait imposé parce que soit je le fais à fond soit je ne peux pas le faire. Je suis hyper intègre dans ce que je fais.

W-the-M : Vous écrivez aussi un peu pour les autres, je crois ?

B R : Oui j'ai fait un peu. C'est pareil, ça marche au feeling. Olivia Ruiz ce n'était pas au hasard c'était un vrai coup de feeling, un vrai coup de foudre, une vraie rencontre. On a écrit la chanson (elle les paroles, moi la musique) et c'est une vraie rencontre. J'avais vraiment très très envie de le faire. Et quand souvent comment t'as vraiment très envie de le faire quelque chose, ça donne des trucs bien. On ne s'y attendait pas, surtout moi, je crois (rires).
En fait, elle m'avait invité à un ces concerts, après je l'avais vu dans les loges, on avait un bon feeling. Elle avait entendu mon album, qui n'était même pas encore sorti je crois et elle avait bien aimé. Après elle m'a donné son adresse, on s'est retrouvé chez elle et puis ça a été assez vite sur le choix de la chanson. Par contre quand elle m'a dit que ça allait être le 1er single, j'étais vraiment très surpris. Et après quand j'ai vu notre chanson un petit peu partir dans la nature et faire cet effet là aux gens et bien j'étais ému. C'est beau de vivre ça même si j'aimerai bien le vivre pour moi (rires).

W-the-M : Vous vous dites autodidacte, mais vous vous
débrouillez plutôt bien en guitare... Comment peut-on jouer comme vous ?

B R : J'en sais rien, c'est peut être une histoire de don que j'ai. C'est vrai que ça a été assez immédiat. Déjà au collège, quand j'ai monté mes groupes de rock j'avais des facilités alors que je ne connaissais pas la musique, ni les notes.
Et puis après c'est à force d'en jouer tous les jours et comme maintenant c'est mon travail aussi d'écrire, de monter sur scène, du coup à un moment, j'en fais à plein temps.
Mais c'est bien aussi d'apprendre des choses c'est-à-dire qu'il n'est pas exclu que je reprenne un jour des cours de guitare avec une espèce de maître israélien ou je ne sais quoi.

W-the-M : Vous perdez combien de kilos par concert ? Car j'ai revu des vidéos vous y allez...

B R : Je ne sais pas combien je perds mais c'est vrai que je transpire beaucoup parce que je fais pas mal de chose à la fois avec mon cajon au pied, la guitare. En plus j'ai une manière très particulière et physique d'en jouer. En plus je dois chanter. En général après une tournée, j'ai perdu pas mal de poids, en effet (rires).

W-the-M : Dernière petite question, pourquoi es tu pieds nu pour tes concerts.

B R : C'est par rapport à ce cajon. Si je joue avec des chaussures sur ce truc je risque de le casser. Car c'est une plaque assez fine donc en concert ça ne serait pas terrible et puis il y a également un côté très tactile. Le son qui en sort est bon. C'est trop violent pour lui. Et puis c'est la petite originalité sur scène.

W-the-M : Un petit effet Yannick Noah ? (sourires)

B R : Ouais mais moi j'en ai qu'un de pied nu. Car je suis quand même souvent debout et puis avec mon pied droit je manipule des machines et sans chaussure, ça ferait mal au pied.

Propos recueillis par Anne J.                               retour haut de page  

 

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